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30/04/2006

Qualité, sécurité, environnement

C'est un triptique que l'on retrouve dans toutes les entreprises aujourd'hui. J'ai d'ailleurs créé une rubrique afin d'y déposer des notes sur ce sujet. La démarche QSE est donc une démarche de transparence du point de vue :

La qualité : c'est fournir un produit de qualité mais sous-entent assurance qualité, c'est à dire comprend la traçabilité, le principe de précaution, ... Et du papier pour définir des cahiers des charges précis du produit fourni!

La sécurité, c'est la sécurité vis à vis de l'utilisateur du produit, mais aussi de celui qui fabrique le produit, donc plus généralement, la sécurité de tous ceux qui se trouvent à proximité de lui.

Enfin environement, c'est le respect de l'environement.

Concrètement, la démarche de rédaction d'une notice d'impact, d'enquête d'utilité publique relève de la QSE. Le cahier des charges défini par les conclusions de l'enquête nous demande de nous conformé à quelques exigences (c'est bien normal). Mais cela ne suffit pas, RTE (Réseau de Transport Electrique - filiale d'EDF) impose également un cahier des charges pour la qualité du courant revendu. Nous avons l'ambition de fabriquer un courant de qualité, pas discount !


Exemples concrets :
- La conservation des données de débit pendant ans sur nos serveurs,
- L'interdiction de faire du pompage (vider le bassin amont puis attendre qu'il se remplisse et recommencer dans le but d'alimenter les machines,
- Le dégrillage (feuilles, déchêt humain - bouteille),
- ....

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27/04/2006

Exploiter l'énergie électrique à fréquence fixe

medium_freq_fixe.jpg Voilà les solutions classiques qui permettent de travailler à fréquence fixe pour les réseaux isolés ou interconnectés.

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26/04/2006

Exploiter l'énergie électrique à fréquence variable

Je vais commencer par une étude originale menée au CER ENSAM de Cluny avec 4 camarades de promotions (Vanessa, les 2 Nicolas, Grégory, encore merci à vous) lors d'un projet métiers.

medium_freq_variable.jpg C’est une solution qui est inspirée de l’éolien, du temps où Jeumont fabriquait des éoliennes (la filiale a été vendu il y a un an). Pour chaque débit de la rivière correspond une fréquence pour laquelle le rendement est maximum. Il suffit donc de commander la vitesse de la turbine. C’est théorique car en pratique c’est un peu plus compliqué, on a des problèmes de chutes de tension, de variabilité de la tension en fonction de la fréquence etc. …
Si on résout ces problèmes, on observe une translation de la courbe rouge. Mais dans notre cas avec une turbine Kaplan, on ne gagne presque rien parce qu’elle est déjà performante! Le choix de cette solution est donc à rejeter car elle n’est pas rentable.

08:50 Publié dans Technique | Lien permanent | Tags : Etudes, Environnement, ENSAM, moulin | |  Facebook

25/04/2006

La turbine Banqui Mitchell

C'est ma turbine préférée. Elle relève d'une ingéniosité, un bijou... et l'histoire est sympa. En plus, comme je vais parler cette semaine de la partie électrique, et que c'est pas simple, cette turbine relie ma note d'hier sur "Comment turbiner toute l'année". Promis après je vous laisse tranquile avec les turbines !

medium_banki.jpg Un petit malin qui s’appelle Mitchell, a repris l’idée de Monsieur Banki sauf qu’il a eu l’idée d’avoir un double passage d’eau en 2/3-1/3. On peut voir que chaque tranche est optimisée, ce qui fait qu’au final, on a une exploitation meilleure qu’avec les autres turbines. C’est une astuce mécanique, mais la mécanique, aujourd'hui, ça coûte cher! Effectivement, le rendement, c'est ce qu'il y a de plus précieux à soigner.

On cherche donc une autre solution pour fonctionner plus longtemps dans l’année. L’objectif est d’arriver à une translation de cette courbe de rendement. Il faut déterminer un paramètre sur lequel agir. Il y en a pas 50, il y en a un : c’est la fréquence de rotation. Mais on a un problème c’est le réseau EdF, c’est ce qui va nous conduire à une solution de génie électrique installée nulle part. Demain je vous parlerais de ce projet d'étude, en collaboration avec l'ENSAM de Cluny, que nous avons réalisé en 2004.

08:40 Publié dans Technique | Lien permanent | |  Facebook

24/04/2006

Peut on faire fonctionner une turbine toute l'année ?

Je vous avais annoncé la semaine dernière une crue de la Grosne (70m3/s) contre 4,2 en moyenne et dans le même temps un point du ministère sur la sécheresse.

Peut on faire fonctionner une turbine toute l'année ? Voilà un question intéressante qui va nous permettre de faire le lien entre les machines hydrauliques et la rivière. Il était nécessaire de laisser un débit réservé (10% de la moyenne interannuelle), donc l’été quand le débit de la rivière est inférieur au débit réservé, il est impossible de turbiner. Par exemple l'été 2003, la Grosne écoulait 11 litres /s, ce qui signifie que l’évaporation était supérieure au débit de la rivière. La Grosne était déficitaire en eau.
Un autre élément important qui ne permet pas de turbiner toute l’année, c’est le rendement de la machine car certaines turbines n’acceptent pas les baisses de débits. C’est le cas des turbines « hélice » qui n’ont pas de dispositif de réglage de l’ouverture. Pour les Pelton, on règle le débit avec des pointeaux qui sont dans les injecteurs. Pour les Francis ce sont les directrices qui se ferment et pour les Kaplan, ce sont les pales qui sont orientables et qui laissent plus ou moins passer l’eau.
medium_graphe_rend_turb.jpgSur la courbe de rendement, on s’apercevoit que pour une turbine Francis, il y a trois courbes suivant la vitesse de rotation de le turbine. La fréquence de rotation est donc déterminante pour avoir un bon rendement. Sauf que la vitesse, c’est une grandeur qui est fixée par Edf car elle doit être proportionnelle au 50Hz du réseau.
La conclusion, c’est que les fabricants de turbines optimisent leurs machines pour avoir un rendement maxi au débit maxi admissible par leur turbine. C’est l’optima mécanique.

08:05 Publié dans Technique | Lien permanent | |  Facebook